사랑이라 말해요
- Genre : mélodrame
- Année : 2023
- #épisodes : 16
SHIM Woo-joo (LEE Sung-kyung) mène une vie d’adolescente normale avec son frère et sa soeur, jusqu’au jour où elle découvre son père avec une autre femme. Sous le coup de la colère, elle se jette sous leur voiture, mettant fin à une carrière prometteuse de tireur à l’arc.
Les années passent, leur mère est partie après leur père. Les trois frères et soeurs arrivent à joindre les deux bouts, mais à la mort de leur père, la belle-mère vend leur maison et les met à la porte. Ils sont recueillis par le meilleur ami de Woo-joo, un jeune pharmacien, Yoon-jun (SUNG Joon).
Désespérée, Woo-joo décide alors de venger sa famille et se fait embaucher dans la société du fils de la belle-mère, HAN Dong-jin (KIM Young-kwang) avec comme objectif de faire couler sa boite. La jeune femme a appris par l’agence immobilière qu’il avait touché l’argent de la vente…
Mais Woo-joo va découvrir une toute autre personnalité. Dong-jin ne fréquente pas sa mère et c’est désespéré qu’il avait accepté de lui emprunter de l’argent, qu’il a depuis remboursé. A la limite de la dépression, il mène une vie de solitaire, consacrant tout son temps libre au travail. Peu à peu, et contrairement à ce qu’elle souhaitait au départ, Woo-joo va s’attacher à Dong-jin…
Casting :
SHIM Woo-joo : LEE Sung-kyung (Weightlifiting Fairy Kim Bok Joo)
HAN Dong-jin : KIM Young-kwang (The secret life of my secretary)
YOON-jun : SUNG Joon (Island)
KANG Min-yeong : AHN Hee-yeon /Hani
SHIM Hye-seong : KIM Ye-won (Suspicious Partner, Welcome to Waikiki)
CHOI Seon-wu : JEON Seok-ho (Misaeng)
Avis :
@Electra : Une magnifique série au goût doux-amer.
Une atmosphère très particulière avec deux âmes esseulées qui vont se rencontrer et tomber amoureux. Une très belle histoire qui sort de l’ordinaire. Woo-joo est au début dévorée par la colère, lorsqu’elle rencontre Dong-jin. Elle réalise alors qu’il est encore plus triste et seule qu’elle ne l’est. Woo-joo est la soeur cadette dont l’unique préoccupation est de veiller au bien-être de sa soeur ainée et de son jeune frère. Leur mère, ne s’est jamais remise de la trahison de son époux et a quitté Séoul. Elle va revenir et découvrir que ses enfants ont perdu la maison… Woo-joo va tenter au départ de la récupérer mais va s’attacher très vite à Dong-jin. Ce dernier ne s’est jamais remis de sa précédente histoire avec son ex-femme. Alors qu’il commence à se rapprocher de Woo-joo, celle-ci réapparaît.
Les thèmes du deuil, du pardon sont abordés avec grande intelligence. J’ai beaucoup aimé le jeu tout en subtilité des comédiens, LEE Sung-kyung est à mille lieux de son personnage d’haltérophile et KIM Young-kwang m’a épaté. Ils sont tous deux magnifiques et impossible de ne pas s’attacher à eux. Je note aussi l’autre duo interprété par SUNG Joon et KIM Ye-won. Même si je l’ai trouvée parfois insupportable, j’ai aussi fini par apprécier la soeur ainée. Le rythme est lent, la musique magnifique. L’action passe au second plan. La culpabilité de l’ex-femme de Dong-jin est touchante.
Une série qui s’éloigne donc des séries habituelles coréennes et qui prouve encore le vivier exceptionnel de scénaristes. Il y a tout du long une belle lumière qui accompagne les personnages. Une très belle histoire. A voir.
@Yuko : Call It Love – quand la vengeance laisse place aux sentiments.
En repensant à Call It Love, c’est avant tout la rudesse de son héroïne qui me revient en mémoire. SHIM Woo-joo, magnifiquement incarnée par LEE Sung-kyung, est une jeune femme habitée par une soif de vengeance qui semble anesthésier tout le reste. La gentillesse des autres — celle de sa famille, de son ami à la chaleur presque palpable, à l’image de l’intérieur de sa maison — semble glisser sur elle. Woo-joo s’est construite une carapace si épaisse qu’il est difficile de deviner ce qu’elle attend réellement de la vie, ou même si elle attend encore quelque chose.
En se rapprochant de HAN Dong-jin (KIM Young-kwang), le fils de la femme qu’elle cherche à détruire, cette armure commence pourtant à se fissurer. Le hérisson se transforme peu à peu en une biche toujours méfiante, toujours prête à fuir. Dong-jin, quant à lui, surprend par son contre-emploi. Loin des rôles plus lumineux que j’ai pu lui connaître (Hello Me, The secret life of my secretary), il incarne un personnage tout en retenue, marqué par une solitude silencieuse et ça lui va tellement bien. Son appartement vide en dit long sur lui. Une froideur qui n’est pas agressive, mais profondément mélancolique, et qui rend leur rapprochement d’autant plus touchant. Jusqu’à cette scène (attention spoiler) du baiser, où l’alchimie entre les deux personnages devient enfin évidente, presque inévitable.
Le scénario de Call It Love prend le temps d’explorer la complexité de chacun de ses personnages, même secondaires. L’ami pharmacien, la sœur, le frère, tous portent leurs blessures et leurs failles. Call it love ne cherche jamais la facilité et aborde frontalement la dureté de la vie : trahisons amoureuses, désillusions professionnelles, colère rentrée, sentiment d’injustice.
Peu à peu, le récit s’oriente vers une question essentielle : comment continuer à avancer, et surtout comment redonner du sens à son existence, malgré ce qui nous abîme ou nous entoure ?
Call It Love n’est clairement pas une série légère, ni réconfortante au sens classique du terme. Elle est âpre, parfois douloureuse, mais profondément sincère. C’est une série qui ne cherche pas à séduire à tout prix, mais à toucher juste. Call it love est à regarder avant tout pour la richesse de ses personnages et la délicatesse de ses émotions, qui laisse une empreinte discrète mais durable.





















